FINANCES

La Belgique instaure pour la première fois une taxe sur les plus-values boursières.

La Belgique instaure pour la première fois une taxe sur les plus-values réalisées par les particuliers lors de la vente d'actions. Toute personne achetant des actions après le 1er janvier 2026 et les revendant ultérieurement avec profit devra s'acquitter d'une taxe de 10 % sur cette plus-value, à l'exception des petits investisseurs qui bénéficient d'une protection.

La Belgique instaure pour la première fois une taxe sur les plus-values boursières.

La Belgique franchit une étape historique : à compter du 1er janvier 2026, les plus-values réalisées sur les actions après cette date seront imposées au taux de 10 %. Cette mesure s’applique aussi bien aux investisseurs particuliers qu’aux travailleurs indépendants exerçant une activité en tant qu’entrepreneurs individuels et détenant des actions hors d’une structure de société.

Détail important : seules les plus-values réalisées après le 1er janvier 2026 sont imposables. La valeur à cette date sert de prix d’acquisition pour le calcul. Les plus-values latentes existantes restent donc exonérées d’impôt, ce qui évite un conflit transitoire mais implique une comptabilité fiscale plus complexe.

Il existe une exonération annuelle de 10 000 € sur les plus-values réalisées, ce qui protège les petits investisseurs et les épargnants qui vendent occasionnellement des actions. Les moins-values sur actions ne sont pas déductibles des autres revenus, mais peuvent être reportées sur les exercices suivants.

Les institutions financières sont tenues de traiter automatiquement le calcul et la retenue à la source lors du versement, à l'instar de la retenue à la source sur les biens mobiliers. En principe, les investisseurs n'ont aucune déclaration manuelle à effectuer si leur banque gère correctement la retenue à la source ; toutefois, les experts recommandent de vérifier leurs relevés annuels.